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GNIS-Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants : Comment gérer les gazons face au réchauffement climatique ?

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Végétal

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    Dans un contexte général d’économies d’eau, vouloir conserver de belles pelouses -malgré des étés de plus en plus longs et secs- peut paraître quasiment impossible. En réalité, il n’en est rien surtout si l’on décide non seulement d’adopter les bons réflexes mais aussi de changer ses habitudes ! Découvrez maintenant dans cet article comment assurer une bonne gestion des gazons face au réchauffement climatique…

    Les gazons ont des effets environnementaux positifs : ils captent le C02 et diminuent la température ressentie. Toutefois, selon le lieu d’implantation et l’usage du gazon, on ne va pas attendre le même aspect esthétique d’un gazon en période de sécheresse.

    Même les espèces les mieux adaptées aux conditions sèches finissent par jaunir et flétrir. Il s’agit en effet d’un mécanisme naturel de résistance, limitant l’évaporation de l’eau par les feuilles. Aux premières pluies d’automne, la plante reverdira et se mettra à nouveau à pousser. Reste à faire preuve de pédagogie auprès des utilisateurs, pour qu’ils comprennent bien qu’il est naturel, et même souvent souhaitable, qu’un gazon perdre de sa valeur esthétique en plein été.

    En cas de longue sécheresse, un peu d’arrosage peut venir maintenir le gazon en vie, mais il faut le plus souvent éviter de chercher à le faire reverdir. De manière plus globale, la gestion de l’arrosage doit être en lien avec l’usage qui est fait du gazon.

    Un sol bien entretenu, où l’eau peut facilement s’infiltrer, joue aussi un rôle dans la capacité du gazon à résister à la sécheresse.

    Dans tous les cas, éviter de trop arroser car cela limite le développement racinaire des plantes et nuit à leur capacité à aller chercher l’eau en profondeur en cas de sécheresse. Il est également conseillé d’arroser le soir ou tôt le matin, pour éviter les pertes trop importantes par évaporation.

    La résistance à la sécheresse est un axe majeur de travail des sélectionneurs de gazon. Des différences existent déjà entre les espèces. Les plus résistantes sont la fétuque élevée, au système racinaire particulièrement profond, la fétuque ovine, qui pousse lentement, ou encore le cynodon dactylon.

    Elles sont le plus souvent semées avec des espèces à implantation plus rapide, comme le ray-grass anglais, pour empêcher les mauvaises herbes de prendre toute la place avant que le gazon ne se développe. En plein été, se sont bien les espèces résistantes qui assureront la bonne tenue du gazon.

    Au sein de toutes ces espèces, les nouvelles variétés sont généralement plus résistantes à la sécheresse que leurs prédécesseurs grâce au travail des sélectionneurs. Cela ne signifie pas qu’elles ne vont pas jaunir pendant l’été, mais simplement qu’elles survivront plus longtemps face à la pénurie et repartiront plus rapidement dès que la pluie reviendra.

    En tout état de cause, miser sur des variétés de qualité dès le départ permettra de ne pas avoir à refaire son gazon après chaque été, rendant l’investissement particulièrement rentable. De plus, cette démarche contribuera aussi au bien-être des utilisateurs et à la qualité de l’environnement.

    Bon à savoir : Connaissez-vous le site web : choixdugazon.org ?

    Edité par le GNIS, ce site site web est un comparateur en ligne des variétés de gazon qui permet de trouver facilement les informations sur les variétés de graminées pour gazon.

    Conçu à partir des notes d’inscription au Catalogue français des variétés gazon, il permet aussi de comparer efficacement ces dernières. Couleur du feuillage, finesse, résistance au piétinement ou tout simplement esthétique globale, toutes les variétés y sont décryptées !

    Ce site aide également à visualiser la qualité des différents composants d’un mélange de semences tout en donnant des précisions sur leur disponibilité. Il propose, en outre, des index « sport » et « agrément » qui synthétisent ces différents aspects pour donner une note globale selon l’usage auquel vous destinez votre pelouse.

    Car au moment de semer un gazon, il convient de se poser les bonnes questions. Cette réflexion doit se mener selon trois axes :

    1/ Qu’est-ce que j’attends de mon gazon ? Qu’il résiste au piétinement d’une équipe de rugby ? Qu’il soit d’une esthétique irréprochable pour mettre en valeur le monument qu’il entoure ? Qu’il joue son rôle d’îlot de fraîcheur au sein d’un espace urbain ?
    2/ Quelles sont les caractéristiques du terrain où je souhaite l’implanter ? Terre profonde et riche ou bien sol pauvre et compacté ? Terrain sec ou ombragé ?
    3/ Quels sont les moyens que je suis prêt à consacrer à son entretien ? Beaucoup de temps et de personnel ? Le moins possible pour un coût minimal sur le long terme ?

    Répondre à toutes ces questions permet déjà de choisir le type de mélange que l’on peut implanter : sportif, d’agrément, d’ornement… Chacun d’eux sont composés de différentes espèces adaptées à l’usage défini.

    Mais pour trouver le gazon qui répondra à l’ensemble des attentes citées plus haut, il est nécessaire d’aller plus loin et de choisir le gazon qui comporte, au sein de ces espèces, les variétés le plus adéquates et les plus performantes. Le site Choix du Gazon permet un tel choix, en comparant les variétés entre elles.

    En quelques clics, il permet de découvrir quelles sont les variétés à gazon les plus résistantes au piétinement ou à une maladie donnée, les plus esthétiques, celles qui s’implantent le plus rapidement, empêchant ainsi les mauvaises herbes de pousser à leur place…

    Dans un contexte où l’on souhaite diminuer l’usage des produits phytosanitaires, il est plus que jamais indispensable de semer le bon gazon au bon endroit pour le bon usage.

    Comment utiliser le site Choix du Gazon ?

    Il est difficile de considérer qu’une variété est meilleure qu’une autre dans l’absolu. Deux variétés ne peuvent être comparées que par rapport à un objectif, un usage ou bien une caractéristique donnés. La première étape, avant toute utilisation du site, consiste à se poser les bonnes questions concernant ses attentes vis-à-vis de la variété que l’on recherche.

    Lorsqu’un objectif précis a été défini, il est alors facile de déterminer les critères sur lesquels on doit effectuer la comparaison. En utilisant les différents outils de tri et filtres proposés par le site, réaliser une sélection de variétés répondant au mieux à ses besoins devient très facile.

    Pour prendre une décision concernant un projet d’implantation, Choix du Gazon peut être utilisé selon deux optiques :

    1/ Pour analyser les réponses des fournisseurs qui proposent plusieurs mélanges ou variétés : le site permet de comparer facilement leurs caractéristiques pour voir les propositions qui répondent le mieux aux attentes du projet.
    2/Dans le cadre d’un appel d’offres : le site permet de mesurer où les exigences fixées par le cahier des charges se situent par rapport à l’ensemble du marché. Si elles sont trop hautes, le risque est d’avoir peu ou pas de réponse. A l’inverse, si elles sont trop basses, l’appel d’offre perdra de sa pertinence.

    Parmi tous les critères, deux peuvent faciliter le choix. En effet, les index sport et agrément proposent, pour chacun de ces deux usages, une note unique pour juger la performance de la variété, en synthétisant l’ensemble des autres caractéristiques.

    Comment sont obtenues les notes ?

    Afin d’être inscrite au Catalogue français, une variété doit être testée sur les différents lieux du réseau du Comité Technique Permanent de la Sélection (CTPS), répartis sur le territoire. Elle y subit trois années de tests officiels en même temps que des variétés témoins. Une multitude de critères sont évalués : résistance au piétinement, densité, couleur, tolérance aux maladies…

    L’ensemble de ces informations est ensuite compilé et subit, grâce aux témoins, un traitement statistique permettant de faire abstraction des variations liées aux conditions climatiques des années où ont été réalisés ces essais. Les notes ainsi obtenues sont celles que l’on retrouve dans Choix du Gazon. Elles sont ensuite validées par un comité d’experts qui vérifient leur cohérence avec la réalité du terrain.

    Ce travail, qui mobilise un grand nombre d’acteurs, permet au final de bénéficier d’une information objective, validée officiellement et qui a été pensée pour pouvoir réaliser des comparaisons.

    Source : Gnis – Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants

    SECTEUR VERT - Juin 21, 2020 | Répondre


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